dimanche 4 octobre 2015

Crépuscule d'un souffle

Les fausses perquisitions vont se multiplier.
La plupart du temps, lorsqu'ils font irruption, il est debout au centre de la pièce, la langue sur le percuteur du revolver.

Mais dehors les oiseaux se déposent comme des gouttes de pluie sur toute chose.

Il ne prend plus part à la houle.
Après peut-être douze ans de lutte la mâchoire a relâché son étreinte. Son souffle est une mine que les derniers fous abandonnent.
Si ses os n'étaient pas devenus des équerres, il demanderait qu'on le pousse, il se mettrait en boule et dirait faites-moi rouler.
Il n'est plus temps.
La mémoire ne donnera pas d'autres fleurs.
Dans le tiroir dort une arme sans destinataire.
Il appelle, le vide s'étend. Personne ne vous soutient sur ce versant, pas même du regard.

Le chat n'est pas le seul à se cacher jusqu'à ce que la nuit et les corbeaux crèvent ses yeux.

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