mardi 1 juillet 2014

pièce n.36 : suite syncope cadence

Je me suis éveillé,
Je me suis levé,
Je me suis habillé,
J’ai pris l’autobus.
Je ne me suis pas levé, je ne me suis pas éveillé, je suis resté tapi.
Un autre jour je me suis vu éveillé, je perçais la fumée, je prenais l’autobus et je voyais par la fenêtre… mais non je n’ai rien vu, je n’étais pas dans l’autobus, je n’étais pas même sorti de l’écaille, j’étais étendu.
Et me tenant depuis le radeau, j’étais à mon burin sur la ville avant que le matin ne sèche. Je n’ai pas ouvert les yeux.
Le lendemain au sortir du torrent je me levais je m’habillais avec soin je me dirigeais vers l’autobus une lame en travers de la cuisse. Je regardais le lavis de la ville soumis à des marées mutiques. Et j’allais… non je n’allais pas, j’étais resté ce point muet sur le repaire, je n’étais pas même dans l’autobus, je ne m’étais pas habillé, je ne m’étais pas levé, je ne m’étais pas éveillé.
Je suis penché sur le reste de la pièce que ronge et ronge et ronge encore le levant ; il  s’y glisse odieusement, il me prend mon île. Il a le rouge, il a tout l’or. Je me penche comme depuis l’enfance, et son eau gagne.
Ca y est je suis éveillé je vais me lever m’habiller avec soin prendre l’autobus puis dans les sillons je sentirai l’onde lourde des chaufferies souterraines et le soir admettra mon refuge.
Ca y est je perds mon ile.

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