mardi 22 avril 2014

pièce n.46: au signe muet

Je les ai vu s’affirmer lentement sur le fil. Le vent descendait en boucles longues, se refermait sur le peu de leur bruit.
J’imagine un village aux sources, à quelques feux de là. Un village pareil aux autres, au bas, et qui cette fois a servi d’arc. Les planches noires et gorgées d’eau bardent des rues confidentes, des lits ; les planches noires comme un défilé convergent vers le groupe. Là, ils se sont concertés.
Le jour se penchait du toit. Eux grandissaient. Les senteurs vides étaient graves et les chiens, tout à la joie de la route, croisaient décroisaient les eaux lignes.
Les pentes rejouaient la mer, respiraient plus lentement qu’eux, couverts et découverts aux arrêtes comme se trouerait le ciel. Pas de signe à l’avant.    

Et puis,
Ils sont tombés.
La terre s’est refermée sur eux. Toutes les pierres sont de dos et je ne suis plus sûr de ce que j’ai vu.
Ils sont tombés, ils ont disparu. C’était hier ou ce matin. Que suivaient-ils ?

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire