mardi 11 mars 2014

pièce n.45 : cet accident

Sopor comme en cellule.
Plus tard, il est venu me chercher. Escaliers, ombres hachurent.
Derrière la porte, le soleil frappe et rien d’autre. Dehors est sans secours, dehors brûle endormi.
Il me jette nettement, il me demande de tuer le chien.
Il s’agit d’entamer l’équilibre au couteau. Le chien est là, qui ne se méfie pas. L’astre sait. Tout autour, s’étend l’Amérique insue que mes doigts ont puisé à mon front.  
La porte claque sur sa demande, tuer le chien.
Je respire mal, je vois le chien qui tourne, je vois sa mâchoire comme une pièce d’usine insatiable. Il ne se méfie pas mais sa mâchoire a pris l’élan d’une presse.
Je respire mal, je vais porter atteinte à l’air immobile. Le chien tourne sans cesse, ignore cette sorte d’orage. Je le rejoins sur le rictus de l’accident, un peu de nuit mate coule de ma bouche. 

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