mercredi 5 juin 2013

pièce n.18: chaque arme au doute


Je veux fendre le verre sans entailler l’ennemi. Au début, je ne savais pas, trop peu de rues, j’ignorais jusqu’au sang. Votre foyer vous le dit bien assez tôt, et par votre mère vous mettez des visages sur une explosion. 
La poésie précède la révolution.
« Mais non, tu ne sais toujours rien ! Ouvre ton torse, saisi les échos, c’est comme un lac vénéneux, et davantage ! Vois les gemmes en miroir, le phosphore que tu y mets, comme au feu roulant. Une vraie machine ! Mais tu es seul, ce sont toujours tes yeux, tes yeux seuls, même frottés des coraux.
Pour bouleverser, que casse vraiment le jour, tu dois lier les deux hémisphères. C'est-à-dire que tu dois détruire l’aimant, et en fabriquer un tout autre. Et il n’y a pas d’autre forge que tes cheveux épais de colère, méduse.
Vois l’Histoire. Et écris, même otage.

Aussi je ne t’en veux pas de préférer ton cri sourd, car rien ne chavire vraiment sans le matin blême de la chair outragée ». 

 

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