jeudi 14 février 2013

pièce n.08: glissant


Joue de fille cette image. La chimie qu’on plaque sur nos ancêtres et les totems adoptés.
Même sans couleurs, je sais que leurs arbres sont doux. Je m’invitais, je paressais près du grain. J’aurais voulu, comme l’Autre, infuser des soirs de Crimée. Croire aux machines, croire à ces tempes de coléoptères, quand les corps de métal n’offraient rien d’autre que leurs corps de métal. Faire aux mécaniques des gloires en affiches, en cris. Et penser ça près de l’eau sans reflets, les cabanes aux alphabets étranges. Et le sourire, à un bras de là, l’épiphanie, une feuille, elle.
Oui, près de l’eau, le couchant n’est plus fauve. Près de cette eau qui joue ses silences comme personne, et le feu qui rie de ma maison. Et l’on s’étend. Et l’arbre qui ose. Et la nuit sur le courant amènera autre chose que la nuit, autre chose qu’une huile où crépitent ses plus petits passagers. Un chemin de l’attente parfaite.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire