mardi 8 novembre 2011

Aimant, brûlure

Je ne connais pas ces terres par la peau. L'iris d'huile y saigne abondamment à la demande des arbres nourriciers. Je voudrais que tous les rêves d'une aube vierge des sirènes se rejoignent au-dessus de la vieille ville. Mais ces terres sont menées par le livre. Chaque coup sera rendu dit-il. Les mains coupées sur la rivière ont été vues de tous. Et je pense à ces enfants qui s'éteignent, à ces yeux d'enfants crevés en plein soleil et dans la poussière, et je pose ma tête à plat du sol pour écouter ce qu'ils disent à travers nuit. Leur chant est venu rejoindre l'eau des caldeiras. Mais les perles des blessures vont sécher, noircir et leurs frères auront ces martyres d'oiseaux plein leur souffle. L'ombre est une cache d'insurgés. Bien sûr qu'ils prendront les armes.

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